SECTION 1 : LES AVANTAGES DE LA LAINE MÉRINOS
Comment la laine mérinos fait la job — pis est-ce qu’elle est vraiment meilleure que le synthétique?
Nous, on trippe solide sur les bienfaits naturels de la laine mérinos. Parce qu’on ride nous aussi, pis quand ça compte, ça prend du vrai performance. Le mérinos régule naturellement ta température, résiste aux odeurs, gère l’humidité et évacue la sueur. Et maintenant, ce que le monde de la montagne et les moutons mérinos savent depuis des années, c’est aussi prouvé en labo.
Continue pour voir comment le mérinos se compare au polyester et aux autres tissus.
SECTION 2 : LA SCIENCE LE DIT
La laine mérinos gère l’humidité 96 % mieux que le polyester.
Les recherches montrent que la laine mérinos gère l’humidité 96 % mieux que le polyester, 45 % mieux que le coton et 26 % mieux que la viscose.
C’est quoi, la gestion de l’humidité? C’est la capacité d’un matériau à absorber, stocker et relâcher la vapeur d’eau dans le microclimat de ta peau pour aider à stabiliser les variations d’humidité. En gros, quand il fait chaud dans la montée, le mérinos absorbe puis évacue l’humidité — oui, la sueur — qui se forme sur ta peau, pour aider à réguler ta température. Et quand on compare la laine mérinos au polyester, c’est là que le mérinos se démarque vraiment, avec une performance 96 % supérieure.
SECTION 3 : LES ÉTUDES
Ce que les études révèlent sur la laine mérinos.
Les études ci-dessous mettent la laine face à face avec le polyester, le coton et la viscose dans des essais contrôlés, en labo comme sur de vraies personnes. Le but? Voir comment ces tissus se débrouillent en mouvement, mais aussi dans le moment crucial après l’effort — quand la sueur se met à refroidir et que le frisson embarque pour vrai, dehors.
ÉTUDE 1
Régule l’humidité et la température
L’ÉTUDE : Les chercheurs ont testé quatre tissus — 100 % laine mérinos, 100 % polyester, 100 % coton et 100 % viscose — à l’aide d’un mannequin thermique maintenu à une température de peau de 35 °C. Ensuite, l’humidité ambiante a été augmentée rapidement de 35 % à 80 % en 30 minutes — un peu comme le microclimat de ta peau quand tu te mets à suer d’un coup en poussant fort dans une montée raide
.
Le test mesurait la quantité de chaleur supplémentaire dont chaque tissu avait besoin pour garder la température de peau du mannequin stable pendant ce pic — une mesure directe de sa capacité à tamponner l’humidité.
LE RÉSULTAT : Le mérinos a livré la marchandise : 96 % plus performant que le polyester, 45 % mieux que le coton et 26 % mieux que la viscose pour gérer une montée soudaine d’humidité, en absorbant et en répartissant la vapeur d’humidité avant qu’elle devienne froide et collante sur la peau.
ÉTUDE 2
Fraîcheur d’après-effort (testé sur tissu)
L’ÉTUDE : Les chercheurs ont testé des échantillons de laine mérinos 100 %, de polyester 100 %, de coton 100 % et de viscose 100 % dans un cycle de 90 minutes : une phase au repos, une phase d’activité intense simulée, puis un changement rapide d’environnement pour reproduire le moment où tu sors dans le froid. Cette méthode dynamique sur plaque chaude, protégée par la sueur et mise au point à NC State, capte ce que les tests de labo statiques ratent : comment un tissu performe pendant la transition, pas juste dans une condition fixe.
LE RÉSULTAT : Le polyester a évacué la chaleur le plus rapidement pendant la phase d’activité — pratique quand tu pousses fort, mais il n’en reste pas gros en réserve dès que tu arrêtes de bouger. Le mérinos, lui, a relâché la chaleur au rythme le plus bas et le plus stable des quatre tissus testés, en gardant cette constance quand tu passes d’un gros effort au repos.
ÉTUDE 3
Le p’tit cool down d’après-effort (testé sur des humains)
L’ÉTUDE : Douze cyclistes ont porté des chandails en mérinos, en coton, en viscose et en polyester pendant l’effort dans un environnement froid contrôlé, puis durant une période de repos pour recréer le froid qui embarque après l’exercice. Ces essais reproduisaient le genre d’activité stop-and-go où le choix du tissu fait toute la différence dans la vraie vie. Des activités comme le ski, le vélo, la rando et le trail running, où tu passes sans arrêt d’un gros effort à l’arrêt complet.
LE RÉSULTAT : Le mérinos a été jugé nettement plus chaud et plus confortable que les autres tissus dans les 25 minutes suivant l’arrêt de l’exercice. Au moment où le corps perd normalement sa chaleur et où il fait froid rapidement, le mérinos a gardé la peau à une température plus chaude. Bref, ça prouve que le mérinos continue de faire la job et de réguler, même quand tu t’arrêtes.
SECTION 4 : LA SCIENCE DE LA RÉSISTANCE AUX ODEURS
La laine mérinos résiste-t-elle aux odeurs?
Oui, la laine mérinos résiste naturellement aux odeurs. Les fibres de mérinos sont faites de kératine — la même protéine qu’on retrouve dans les cheveux humains. La structure de la kératine comprend une couche extérieure hydrophobe qui repousse l’eau (et les bactéries qui prolifèrent quand c’est humide), ainsi qu’un noyau intérieur hydrophile capable d’absorber 30 à 35 % de son poids en vapeur d’humidité sans donner l’impression d’être mouillé. Résultat : moins de tissu humide collé sur ta peau, donc moins de terrain de jeu pour les bactéries responsables des odeurs. C’est d’ailleurs ce qu’a démontré cette étude en 2022. En clair? Un t-shirt que tu peux reporter encore et encore entre deux lavages, même quand tu donnes tout ou que tu pars pour les hills.
Comment le mérinos se compare-t-il au polyester côté odeur? Dans cette étude, des chercheurs ont testé comment la laine, le coton et le nylon absorbent deux composés qui causent les odeurs — l’acide acétique et l’ammoniac — et la laine est arrivée en tête pour les deux. Dans des essais de port menés par l’Université d’Otago, des participants qui ont porté des tissus en laine, en coton et en polyester pendant plusieurs jours ont jugé que le polyester sentait nettement plus que la laine, ce qui concorde avec un plus faible nombre de bactéries sur le tissu de laine lui-même.
SECTION 5 : LE VERDICT
Au final, la laine mérinos, c’est-tu vraiment mieux que le synthétique?
Pour les efforts soutenus en mode stop-and-go, les données sont claires : oui pour le confort thermique, la gestion de l’humidité et le contrôle des odeurs. Les fibres synthétiques peuvent bien évacuer l’humidité et te garder au frais quand tu pousses fort, mais la laine mérinos a une vraie longueur d’avance quand vient le temps de réguler ta température — surtout pendant la récup, une fois que t’arrêtes de bouger. Ajoute à ça sa résistance naturelle aux odeurs, et la laine mérinos devient le choix tout indiqué pour les sports d’action et d’aventure : quand il fait froid, quand il fait chaud, puis partout entre les deux.
SECTION 6 : FAIS TES DEVOIRS
La recherche sur le mérinos
Ne nous crois pas juste sur parole. Voici d’où viennent les données qui appuient ce qu’on avance sur cette page.
- Une nouvelle approche pour démontrer le comportement exothermique des textiles à l’aide d’un mannequin thermique — Abedin & DenHartog, Polymer Testing — la méthodologie du mannequin thermique qui explique le comportement exothermique (qui dégage de la chaleur) de la laine mérinos quand elle absorbe l’humidité.
- Découvrez la respirabilité dynamique de la laine pour le sport — le résumé de The Woolmark Company du programme de recherche de quatre ans de la North Carolina State University, incluant la comparaison de régulation de l’humidité à 96 % / 45 % / 26 % par rapport au polyester, au coton et à la viscose.
- Faire progresser la gestion de l’humidité dans les vêtements de sport : une nouvelle approche d’essai dynamique pour la respirabilité dynamique des vêtements de sport — Abedin & DenHartog, Textile Research Journal (2025) — la méthodologie évaluée par les pairs derrière le test dynamique du tissu sur 90 minutes décrit à la section 3.
- L’impact des vêtements sur le confort après l’exercice : la physiologie peau-vêtement dans un environnement transitoire — Abedin & DenHartog, Ergonomics — des données d’essais humains sur le confort après l’effort et la sensation de froid après l’activité.
- Les effets exothermiques des fibres textiles lors des changements d’humidité ambiante — Abedin & DenHartog, Fibers (MDPI) — des données au niveau de la fibre sur le dégagement de chaleur lors des variations d’humidité, à la base de la comparaison de régulation de l’humidité ci-dessus.
- Le lien entre la laine et la résistance aux odeurs — International Wool Textile Organisation, qui résume des recherches indépendantes sur la résistance naturelle de la laine aux odeurs.
- Propriétés antibactériennes de la laine non modifiée, déterminées et analysées en lien avec la norme ISO 20645:2004 — Ivanković, Rajic, Ercegovic Razic, Rolland du Roscoat & Skenderi, Molecules, 27(6), 1876 (2022) — a démontré que les bactéries s’attachent fortement aux fibres de laine et s’enlèvent avec le tissu, comme mentionné à la section 4.
- La cinétique d’adsorption et le mécanisme des gaz odorants sur les fibres textiles — Bai, Yu, Liu, Pakdel, Tang, Su, Hurren, Liu, Wang & Wang, RSC Sustainability, 1(2), 357–367 (2023) — des données sur l’adsorption des odeurs par la laine, le coton et le nylon, citées à la section 4.
- L’intensité des odeurs dans les tissus vestimentaires et le lien avec les populations bactériennes — McQueen, Laing, Brooks & Niven, Textile Research Journal, 77(7), 449–456 (2007) — un essai de porteurs mené à l’Université d’Otago comparant la laine, le coton et le polyester, cité à la section 4.
EN SAVOIR PLUS
La science du mérinos
La laine mérinos gère l’humidité 96 % mieux que le polyester — la science confirme enfin ce que les riders savent depuis des années. Voici comment le mérinos se mesure au polyester et aux autres tissus, selon les sarraus blancs.
Transparency
On essaie de pas crisser la planète dans marde. Voici comment on s’y prend, puis ce qu’on est encore en train d’améliorer pour garantir la qualité, la transparence et des standards plus solides chez nos producteurs, dans notre chaîne d’approvisionnement et sur notre ligne de production.
Notre histoire
Quelque part au début des années 2000, un Kiwi qui courait après les tempêtes et vivait avec son stock dans un sac de ski s’est rendu compte que son gear faisait pas la job, ni pour les missions en montagne ni pour l’après-ski. Pis nous v’là, presque vingt ans plus tard.







